D’abord blogueur, le créatif s’est retrouvé propulsé à la tête d’une agence de communication et d’une boutique dans le centre branché de Montpellier en trois ans. Depuis, il continue à organiser de multiples évènements dans la  de son cœur et pense déjà à de nouveaux projets.

Cédric Hamer, maisonhate
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De son propre aveu, Cédric Hamer a mis le curseur de sa souris haut avec Maisonhate – prononcer maisonnette – et trois ans après son premier billet de blog le bilan est plutôt positif, voir très positif.  « Je n’aurais jamais imaginé qu’un blog puisse me mener jusqu’ici », assure ce jeune patron en short-basket devant sa boutique. Tout débute en 2010, après une première expérience en agence de communication à Montpellier. Une fois son BTS de webdesign en poche, Cédric Hamer multiplie les projets. « J’ai toujours mené de front le travail en agence et quelques projets personnels », avant de s’y consacrer totalement à l’issue de son contrat. C’est alors qu’il imagine Maisonhate, un condensé de son inspiration. Il l’a trouve sur Internet mais aussi dans la vie de tous les jours, portant cette attention particulière, propre aux créatifs, sur chaque détail. La ligne éditoriale est assez simple et courante à cette époque, on y trouve de la musique, des interviews et des agendas de soirées mais aussi beaucoup de fringues. Les marques le repèrent vite et l’invite lors de leurs évènements et plébiscitent son avis sur leur dernière collection.

Au commencement était le blog

En parallèle, il se fait une place dans le milieu artistique de Montpellier à Paris. Symbole de la jonction entre une génération numérique qui mélange tout : le vieux, le jeune, le rap et l’électro, il surfe sur la tendance mais le fait bien. C’est ce qui lui permettra de tirer son épingle du jeu au milieu du flot de blogs naissant à cette époque. « Le secret c’est de bien travailler son image, c’est elle qui crédibilise ton activité », méthodique et exigeant, il se fixe des objectifs à atteindre et concrétise sa notoriété grimpante par des contrats de communication. Les rencontres fortuites faites grâce au blog se sont vite transformées en contrat pour son agence de communication naissante, au nom éponyme. Trois ans passent avant une nouvelle étape. Celle qui mènera ce geek assumé à étendre son projet away from the keyboard. L’ouverture d’une boutique – « non, c’est un concept store ! » – du concept store donc, dans le quartier St Roch en plein centre de Montpellier. S’il tient tant à l’idée du concept store, c’est parce que c’est sa manière de retranscrire l’univers du blog et de le commercialiser. On y trouve beaucoup de collaborations exclusives entre des marques et des artistes, des marques jeunes et des classiques mais aussi, quelques gadgets électroniques, des livres, du maquillage, des bijoux, de la boisson, du produit d’entretien pour belle paire de sneakers, une borne arcade … Bref, un condensé de pop culture. Il a été accompagné durant deux ans par la tatoueuse Audrey Selva : « Son atelier était visible depuis l’extérieur de la boutique, l’idée était de montrer l’envers du décor et de désacraliser le processus du tatouage, qui n’a rien de secret, ni de dangereux mais qui est juste de l’art », résume Cédric Hamer.

Un blog devenu marque

Aujourd’hui, l’atelier se transforme en dressing pour filles. Une nouvelle fois, le chef de famille rappelle qu’il est là pour gérer les comptes et sait comment mener sa barque. Pour créer l’évènement, il a prévu une première soirée privée avec les blogueuses de la ville. Il a diffusé un communiqué de presse, avant d’organiser une nouvelle soirée dans la boutique. Les filles seront gâtées : des cupcakes réalisées par une créatrice locale seront servis, il y aura des djs locaux, des ateliers de manucure ou de maquillage … « C’est un petit investissement mais le retentissement offert est énorme, rien à voir avec une publicité dont l’impact n’est pas assuré. C’est comme ça que ça doit marcher aujourd’hui », le communicant adore ça et s’amuse. La stratégie est bien rodée et fait des émules dans le quartier, les autres commerçants s’associent à lui et organisent des soirées un peu partout dans la ville durant lesquelles ils invitent des djs de la capitale qui se mêlent à la scène locale. Paris revient d’ailleurs souvent dans la bouche de Cédric Hamer, entrepreneur insatiable, il lâche un sourire complice quand on lui demande où il compte s’arrêter. « Pourquoi pas ouvrir une boutique à Paris ? », le défi est de taille et il le sait bien. Mais c’est bien cela qui l’attire, le jeune homme dit de lui même « qu’il sait où il y va et ne se lance jamais dans un projet à l’aveugle mais passe plutôt le plus clair de son temps à l’imaginer de A à Z ». Autre idée : lancer un magazine papier, toujours avec la même ligne éditoriale. Ou une galerie d’art ? Pourquoi pas. Bref, à l’image de sa génération, il a mille passions, mille éruditions. Une dispersion qui fait sa distinction.