Normcore aujourd’hui telle est la norme, les 90’s back et l’enfer des internets. D’années en années les tendances copistes puisent dans le sac de notre histoire jeune, depuis 2008 dans la musique, le revival disco et l’avènement à l’heure ou j’écris ces lignes du nouvel album de Todd Terje, en écoute intégrale sur le site de NPR, plus récemment le retour de la Cold, et qui aurait pu imaginer voir danser cinq sosies du runner type de chez nike sur un bon EP de End Of Data, anthem cold de 1984 ? Pas plus de name dropping mais un constat proclamé haut et fort et une question en forme de point d’interrogation, si nous bouffons les décennies passées au rythme de une toutes les 2 ans, sachant que nous entamons tout juste les années 90 et que les années internet ne comptent pas ( en effet le temps semble s’écouler moins vite quand il s’agit du phagocyde d’internet par internet lui même), vivrons nous une période d’euphorie créatrice d’ici 2017 ?

Schumpeter
Joseph Schumpeter

Back In Time

Cycles recyclés, l’appropriation et la ré-appropriation de nos années passées conduisent à une réflexion assez pessimiste sur notre capacité à créer encore. Internet aidant, qui peut encore aujourd’hui se targuer de faire quelque chose de nouveau ? Qui ici ou là est capable de dire : « Je ne subis aucune influence » ? Pas grand monde en fait.

Je posais récemment la question autour de moi de savoir si nous allions un jour vivre un renouveau, dans la musique, dans l’art, peut m’importe, les réponses entendues furent souvent pessimiste ou bien pragmatique et les « nous verrons bien », « on ne peut pas prédire l’histoire » vinrent fleurir nos débats concernés. Me vint alors ce réflexe so 2010, « google is your friend » et : L’innovation pour Schumpeter, une grande figure de l’analyse économique autrichienne, vient de la « destruction créatrice », ce point de rupture ou de nouveaux marchés s’ouvrent et ou les leaders s’affirment le temps d’une saison ; déclenchant ainsi l’effervescence créatrice qui d’un point de vue économique d’abord, déboîte tout. Schumpeter donc, mon nouvel ami n’est pas le seul à s’être posé la question du renouveau et m’incite à penser qu’une période glorieuse viendra bénir ces années roue-libre que nous traversons, comme moi et tous les ans, le fleuron du marketing international à l’initiative des Mardis de l’Innovation s’interroge sur notre futur et essaye d’anticiper nos débordements créatifs. Je vous invite donc à vous rendre à leur prochaine conférence, d’ici la gardez un œil sur la toile.