L’industrie de la mode est bousculée. De nouveaux codes, de nouvelles esthétiques et matières chamboulent ce business qui représente pas moins de 150 milliards d’euros pour les maisons françaises, au passage. L’un des éléments perturbateurs est l’impression 3D. Lors de la récente Fasion Week de New-York (Spring/Summer 2017), nous avons découvert la dernière création de threeASFOUR : Oscillation. C’est une robe crée grâce à l’impression 3D et elle pourrait très bien représenter ce qu’il se fait de mieux en matière de mode dans les années à venir.

Dégradé plastique
Dégradé plastique

Belle en plastique

« Nous sommes fascinés par la géométrie offerte par le plastique et l’impression en 3D, elle ressemble à la conséquence d’une vibration », explique Gabi Asfour, le designer de threeASFOUR. « Nous avons passé beaucoup de temps à les étudier. Elles sont le résultat de l’oscillation de certaines fréquences, chaque création représente donc un certain niveau de fréquence ». À l’occasion de cette collection, nommée Quantum Vibration, le créateur a pû s’appuyer sur le concours du designer Travis Fitch et sur la société Stratasys qui commercialise des solutions d’impressions 3D.

Les robes Pangolin et Harmonograph
Les robes Pangolin et Harmonograph

Les robes ont été imprimées à l’aide d’une machine Objet500 Connex3, qui permet de créer des objets en différentes couleurs et en sollicitant différents matériaux. Dans ce cas, c’est la seconde propriété de ces machines qui a intéressé le designer. En effet, en utilisant différents matériaux, il a offert de la flexibilité aux robes afin de suivre les mouvements du modèle. En pratique, la technique fait penser à celle des cottes de mailles, avec des formes géométriques imbriquées pour donner une certaine souplesse à la matière.